Une journée pour se souvenir. La loi du 14 avril 1954 institue le dernier dimanche d’avril pour la commémoration des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du Troisième Reich au cours de la guerre 1939-1945.
Cette date a été retenue en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps, et parce qu'elle ne se confondait avec aucune autre célébration.
À cette date, une cérémonie nationale se tient, sous l’autorité du ministre chargé des anciens combattants et de la mémoire, dans un lieu de mémoire lié à la Déportation. Dans chaque département, l’Office national des combattants et victimes de guerre (ONACVG), opérateur du ministère des Armées, organise également une cérémonie du souvenir, sous l’autorité du préfet. Chaque maire est invité à organiser une cérémonie du même type dans sa commune. À cette occasion, un message du ministre chargé des anciens combattants et de la mémoire est lu. Les bâtiments et les édifices publics sont pavoisés.
Sensibiliser les élèves
L’École joue un rôle essentiel dans la transmission de l'histoire et de la mémoire auprès des élèves du premier et du second degré. En complément des enseignements dispensés en classe, conformément aux programmes, en particulier d'histoire-géographie et d’enseignement moral et civique, à l’école, au collège et au lycée, viennent s’ajouter les journées commémoratives, les visites des lieux de mémoire et les actions éducatives.
La Journée du souvenir des victimes de la déportation permet de sensibiliser le milieu scolaire au monde de l'internement et de la déportation. Des actions éducatives peuvent être entreprises afin d'informer et d'inciter les élèves à se poser des questions, en lien avec les fondations et les associations de mémoire.